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- Mon rapport à l’écriture


Comme j’écrirais bien si je n’étais pas là.

CALVINO Italo, Si par une nuit d’hiver un voyageur….


J’écris depuis toujours : poésie, nouvelles, récits, romans ainsi que des textes de réflexion sur mes pratiques professionnelles.
Ecrire, pour moi, c’est d’abord me laisser surprendre par ce qui vient et que je ne censure pas dans un premier temps. Ecrire, c’est aussi réécrire ce texte spontané mais parfois maladroit ou incomplet ou trop prolixe. Le réécrire jusqu’à ce qu’il sonne juste.



- Si j'écris, c'est...


Si j’écris aujourd’hui, c’est pour filer l’histoire du temps, pour dévider ma quenouille
Si j’écris, c’est pour tirer sur le fil du secret, du non dit, du pas dit, du non su
Si j’écris, c’est que je ne peux faire autrement, c’est que le temps me presse, c’est que le fil se tend
Si j’écris, c’est que mon présent se pose, un point sur la ligne du vent
Si j’écris, c’est pour tenir l’écartement des quatre points et les désirs lancés au loin
Si j’écris, c’est pour la traversée du dire, pour lancer la navette,
C’est pour ajouter ou retirer deux lettres entre tissage et métissage
Oui, si j’écris, c’est pour le fil tendu entre hier et demain

Colette Cambier, août 2000



- Mes publications


  • Le visiteur, nouvelle, Collectif, In Echo, Ed. Scribande, 2000.
  • Le Radelier de la Durance, nouvelle, Collectif, In Périples, Ed. Luce Wilquin 2001.
  • Et in Tornaco ego, nouvelle historique, revue Sol’Air. Nantes. 2002.
  • La Mère du Nord, nouvelle, Collectif, In Parfums, Ed. Luce Wilquin, 2003
  • Le jour de la Nativité de la Vierge, récit, In Ecritures de vie, collectif sous la Coordination d’A.M. Trekker, Editions Traces de Vie, 2006.
  • Le Jeudi à Ostende, roman d’une famille, Castor Astral, août 2007.
  • Extrait dans La Belle Escale, 2008 (collectif Castor Astral pour les dix ans de l’Escale des Lettres)
  • Récit de Vie. Des pratiques qui se racontent, Collectif (le Réseau des Praticiens en Récit du Vie de Belgique francophone) sous la coordination d’A.-M. Trekker, Fr. Loicq et C. Cambier, Ed. Traces de vie, nov 2009
  • Un rien de fil à retordre, roman, Castor Astral, novembre 2010.
  • Elle est une autre, nouvelle, in Lieux d’Etre, revue thématique de création littéraire et artistique, n° 52-53, Marcq en Baroeul (Lille), automne 2011.
  • Alexandra Andréevna, roman d'une vie, C Cambier, imprimé par CreateSpace, Amazon.com, version papier et version numérique, 2015.



- Prix obtenus


  • Mention au concours de nouvelles de la Communauté française pour Le Radelier de la Durance, In Périples, Ed. Luce Wilquin 2001.
  • Premier prix de la Nouvelle historique des Amis de Tournai 2002 pour Et in Tornaco ego, nouvelle historique.
  • Mention au concours de nouvelles de la Communauté française pour La Mère du Nord, In Parfums, Ed. Luce Wilquin, 2003
  • Prix Auguste Michot (Académie de langue et de littérature Belgique francophone) pour Le Jeudi à Ostende, roman d’une famille, Castor Astral, août 2007.



- Le Jeudi à Ostende roman




La vieille famille ostendaise des Van der Heyde se réduit aujourd’hui à un couple de frère et sœur, Marie-Jeanne et Victor, qui se pétrifie lentement en restant fidèle aux valeurs ancestrales : l’attachement à la terre, la puissance des liens du sang, le pouvoir absolu de l’homme sur la femme, du père sur les enfants. Qu’est-il arrivé à cette dynastie ? Ils sont passés de la mer à la terre, de l’esprit d’entreprise au conservatisme, de la grandeur au déclin. Peut-on parler de malédiction comme l’ont cru certains ou de la simple logique qui veut qu’en se serrant frileusement les uns contre les autres, en restant agrippés aux valeurs apprises une fois pour toutes, ils étaient tout simplement condamnés à disparaître ? Le roman dévoile la part quotidienne et la trame secrète de cette histoire, sur fond des grands bouleversements socio-politiques des années 1870 à 1960



Inattendu qu’il y a de quoi tourner longuement autour d’un trou, d’une absence ou d’une disparition,
Inattendu qu’une parole énoncée dans un courant d’air peut avoir des effets dévastateurs bien loin de son point de chute,
Inattendu qu’à force de vouloir s’affirmer comme sujet, on finit par retourner en poussière,
Inattendu que l’individu ne compte pas, qu’il n’est qu’ un rouage dans un ensemble articulé et palpitant,
Inattendu que les hérissons ne font pas l’amour dans la position du missionnaire comme on l’a cru trop longtemps,
Inattendu que l’Histoire se répète et se répète encore jusqu’à ce que l’on veuille bien comprendre de quel bois on se chauffe,
Inattendu que l’espèce tend moins à se perpétuer qu’à se mettre à l’abri des coups du sort,
Inattendu que l’enfant entame le jeu et que l’adulte finit par y croire,
Inattendu que les peurs des uns circulent silencieusement dans les veines de leurs descendants en renforçant leurs effets de génération en génération,
Inattendu qu’il y a Paul et Paul et que parfois leurs ombres se confondent,
Inattendu que la répétition quotidienne de l’infime du geste, loin d’être stérilisante, peut être source de vie,
Inattendu que le droit d’aînesse peut se refiler de main en main comme une patate chaude,
Inattendu que la bonne étoile n’est pas héréditaire,
Inattendu que les familles ne se reproduisent pas toujours en ligne droite mais en oblique comme la marche des crabes,
Inattendu que, malgré une activité procréatrice prolifique, les lignées dont parle cette histoire ont été assez distraites pour s’éteindre,


Ce récit, attesté vrai de vrai, est une fiction qui en vaut bien une autre.






- Un Rien de fil à retordre roman




1914.
Renaix, petite ville de province prospère sur laquelle règnent les barons du textile.
Parmi eux, la famille de Paul avec ses remous, ses silences et ses secrets.
Délaissant les usines familiales, notre héros part la fleur au fusil sur le front de l’Yser, en compagnie de tous ces jeunes hommes que la guerre va précipiter dans l’âge adulte en les privant d’avenir.
Un bien étrange compagnon lui est assigné : Zémyr, ange gardien nettement plus curieux que courageux, veillera sur lui pendant ces quatre années d’enfer. 








Ce récit, conçu comme un tissage, voire un métissage entre des lieux, des époques et des classes sociales, allie vérité historique et fiction et traite du temps et de la mort, du hasard et du travail, des amitiés et des séparations, des secrets de famille et de la culpabilité d’être vivant.










- ALEXANDRA ANDREEVNA, roman d'une vie



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J'aimerais écrire l'histoire de ma mère, dit Lida. Mais moi, un livre... !

Une main opportune va lui permettre de se lancer sur les traces d'Alexandra Andréevna, cette jeune russe de Bessarabie qui, en 1920, a traversé l'Europe pour faire des études de médecine à Louvain.

Elle avait le sens de l'aventure, elle dont les ancêtres grecs se sont battus pour survivre dans l'Empire ottoman.

Elle participait aux premières avancées féministes sans trop le savoir.

Elle suivait sa bonne étoile et construisait une histoire d'amour tandis que sa famille restée en Europe de l'Est encaissait successivement les secousses de la révolution russe, des purges staliniennes et de la dictature de Ceausescu.

C'était surtout une femme rieuse et aimante, très douée pour créer de la vie autour d'elle.

Mais qui dont écrit dans les cahiers de Lida ?

Entre récit et fiction, ce roman questionne ce qui fait la valeur d'une vie et ce qui fait écrire.




























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- Le nord et la mer poésie


Le nord et la mer
Le vent et le mord du froid
La mer et la mort
Le nord en hiver

La vent pique au corps et la plage de sable mouillé sent l’algue à plein nez
S’enfoncer
S’enfouir dans le sable pressé

Il n’y a pas d’amour dans les bleuités sur les plaines de Flandres
Mais des ciels brouillés, la fichtélité
Et l’envol des mouettes un cri dans le gris -cela restera-

Le nord et le vert
L’âme du temps
Un soleil pâle, et là
Le jour et la joie

La ligne qui n’en finit pas de finir
L’horizon s’effiloche s’accroche au ciel bas se délivre de ses délires

La plaine se meurt et l’eau et l’air
Ça file, ça tisse des gris, des verts, des jaunes pâles plus pâles que ça
Ça file et ça s’étire à s’en faire mal,
Mais je n’ai pas dit la couleur, la couleur ça n’existe pas, ce ne sont que des ruses du vent
Et si la lumière fut un jour,
C’est bien dans l’espace, c’est bien dans la déchirure du Nord

Est-ce que j’ai dit les blancs, le nord et le blanc
La zigzagure du goëland
Les blondeurs insensées
Il n’y a de vivant, il n’y a de temps qui tienne
Sur ce coin de terre et d’eau, de marais filant
Du rire, du jade, un frisson tout donné

Le nord et la mer un rayon vert un frisson blanc
Et pour qu’on s’en souvienne
Du nord et de la mer, reste le mugissement du vent

Colette Cambier
Wez, 1996

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